Juin / Juillet, the dark side of the moon

Publié le 31.07.2018

Hello les runners,

Résumons un peu ce dernier mois et demi…

Juin

Une fois n’est pas coutume, courir est compliqué. Non pas par manque de temps ou de motivation mais bien par ce fichu printemps pluvieux. Quand je veux courir il pleut, quand je ne veux ou ne peux pas il fait beau. Pour le moment je touche du vois j’ai réussi à au moins éviter de rentrer trempé.

J’espère un changement rapide car j’envisage de suivre un entrainement drastique en vue d’une course en septembre. La course sera mi-vélo mi-course à pied en équipe de deux.

J’ai déjà repris les allures spécifiques et le fractionné histoire de remonter ma VMA qui même si je ne l’ai pas testée se trouve au plus bas. Il n’y a qu’à voir ma VO2max affiché par ma Garmin. Ce n’est peut-être pas juste mais les variations me permettent d’apprécier mon niveau actuel qui est loin de celui de l’année dernière à la même époque.

Concernant les allures fractionnés je reste sur du standard classique 30-30 avec des allures en dessous de 4’, mon but étant de réussir à réenchainer correctement des 2 x 10. Pour le moment ce n’est pas gagné.

Les allures spécifiques elles sont actuellement en cours de tests. Je teste sur des sorties en me basant sur mes pourcentages par rapport à ma FCM qui est aux alentours des 187 battements minutes et celle de repos qui réussit à descendre aux alentours des 45. Les sensations sont bonnes mais comme expliqué précédemment la vitesse me manque un peu.

Une des raisons à explorer pourrait être mon poids qui se situe toujours 5-6 kilos en dessus de mon poids référence de ses dernières années. Pour remédier à cela j’ai attaqué une remise en questions drastique de mon alimentation plus que chaotique.

Les cuisses et les mollets prennent aussi un peu de muscle avec le vélo et ce n’est pas négligeable je pense. Je pars d’une musculation pas terrible de certains muscles donc ça ne peut que grossir. A voir si cela m’aide aussi à accélérer, la puissance devrait augmenter quand même un peu.

Maintenant vu les températures qui arrivent ça va faire mal. Il commence à faire lourd de chez lourd et l’été est annoncé comme assez chaud. La chaleur mine de rien nous fait perdre de précieuses minutes.

Le gros avantage est qu’il fait jour tôt et tard. Cela permet de régler ses sorties sur une plus grande plage horaire et selon son besoin. Si seulement cela pouvait être le cas toute l’année… 4-5 mois ce n’est pas assez. Je pense sérieusement à passer sur tapis ! Si j’avais la place !

Juillet

L’entrainement spécifique est commencé et c’est dur, je ne me souvenais pas que les premières sorties faisaient mal comme ça, j’ai l’impression d’avoir des poids au pied et un tuba lorsque je respire. Le fractionné ce n’est pas encore ça mais ça va revenir tout seul.

Les 30 degrés sont dépassés quotidiennement et ça je ne supporte pas ! Je finis les sorties non pas fatigués réellement mais en sudation maximum et c’est vraiment désagréable. On dira que ça forge un mental d’acier pour trouver un argument positif.

Je suis reparti sur des bases de 4 sorties par semaine pour sur un plan de semi-marathon et je vais tenter un retour à 5 sous peu. On va essayer de ménager un peu le corps de ce vieux trentenaire que je suis. L’expérience aidant, je sais me gérer pour ne pas (plus ?) exploser en vol comme le marathon de Lyon en octobre 2017 dont les traces sont encore visibles. Le genou s’en souvient encore…

La base c’est le foncier et je l’ai maintenant bien compris. Courir lentement c’est 75% du boulot dans mon cas et c’est ce qui je l’espère me fera remonter à mon meilleur niveau.

Le genou tient bon pour le moment et c’est l’essentiel. Comme on me l’avait prédit je le sens toujours et le frottement demeure mais ne me gêne plus. Evidemment les semelles y sont pour quelque chose et je reste vigilant à toute nouvelle alerte.

Bizarrement ce qui ne semble pas suivre ce sont les cuisses et les mollets, je me sens bridé à pleine vitesse comme s’ils étaient « lourds » et « patauds ». Je pense que quelques sorties de plus les remettront en ordre de marche et leur permettront de retrouver leur pleine puissance !

Et finalement ça paie ! Les 5 sorties par semaine semblent tenir, le corps est un peu fatigué mais il récupère bien. Plus que quelques semaines et je verrais si le corps tiendra la charge lors de cette fameuse course de 46 kilomètres.

La température dépasse maintenant allègrement les 30 degrés, ça devient difficile. La canicule n’est pas loin, ça demande un peu d’adaptation, c’est-à-dire de courir avec de l’eau, beaucoup d’eau. Les fractionnés du soir piquent plutôt pas mal et sont un calvaire sur le moment. Je ne croise d’ailleurs pas beaucoup de coureurs, ils sont bien plus sages que moi c’est certain.

On verra bien ce que ça donne.

See you soon…