Course 46km - Ancilevienne 2018

Publié le 13.09.2018

Hello les runners,

Il est temps après deux jours de repos d’effectuer un debrief de cette course du dimanche 09.09.18, l’Ancilevienne, un run & bike de 46km autour du lac d’Annecy avec 1000 équipes exactement.

Donc pour commencer cette course a pour vocation d’aider des associations, trois pour être exact. Je vous laisse aller sur leur site web c’est très bien expliqué : http://www.ancilevienne.fr/

Tout le long du debrief je vous parlerai de @randorama74 qui a été mon super duo de course.

Avant course

Nous arrivons donc sur le départ sur les coups de 7h30 du matin, histoire d’être large pour la récupération des dossards. Pas encore la foule des grands jours donc cela sera chose facile.

Le vélo n’étant pas prêt à 1h de l’échéance, on attaque l’installation du panier, le point le plus important de cette course et dont les 99% des vélos sont équipés. Un panier de 8L ça peut en contenir du bazar, les gels, les papiers et deux trois autres choses ; c’est plus qu’obligatoire. Bizarrement sur un VTT un panier universel ça ne s’adapte pas si facilement ! Heureusement @Randorama74 a tout ce qui faut dans le Kangoo. Deux trois tendeurs plus tard on est fin prêt !

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Tout est prêt pour en découdre, les pneus sont gonflés à bloc, le pneu arrière n’a plus de crampons, on va pouvoir y envoyer un peu.

On se rapproche du départ, c’est un peu le bin’s dans la petite rue d’Annecy le vieux, 1000 vélos, 2000 coureurs et les fans c’est compliqué. On tente de rejoindre contrôle des casques mais là c’est le drame, il faut refaire tout le tour pour se caler dans le bon sens et passer le checkpoint. Bizarrement c’est le gros point noir du jour. Les minutes passent et rien ne bouge, tout le monde est dans une immense cohue et la vérification des casques ne se fait pas. L’heure de départ passe et enfin ça se débloque. Comme bien sûr tout le monde avait les deux casques obligatoires ça passe tout seul.

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L’organisateur annonce du coup un retard dans les heures de départs de quelques minutes et il lance les vélos. Le principe étant que les vélos fassent les 6 premiers kilomètres tout seul et s’arrêtent pour attendre l’autre binôme qui du coup va venir en courant.

Donc moi j’attends et j’attends et j’attends. En effet positionner 1000 vélos sur un piste cyclable ce n’est pas chose aisée.

Course

Le départ est enfin donné ! Et ça part très doucement, je suis au milieu du peloton et ça n’avance pas. Les descentes c’est vrai qu’en peloton c’est dur à gérer, surtout avec quelques barrières bien traitresses au milieu.

D’entrée de jeu le rythme cardiaque est foireux, je suis déjà à 90% de ma FCM et ce n’est pas normal vu l’allure à laquelle je cours. Je sens que la journée va être longue. Bizarrement même après quelques kilomètres ça ne descend pas et mon allure est un peu naze, 4’45min/km ce n’est pas mon rythme pour cette course.

Bref je continue et là début de récupération du binôme. Merci le bazar total, les vélos sont rangés par dossard et on a le 936, 1km de remontée de file de vélo. Il faut slalomer entre les vélos qui démarrent et le coureur affilié ; ingérable au vu de l’étroitesse de la rue. Je le vois enfin, il me donne le vélo et part en courant, la suite est assez délirante.

En effet on avait prévu de faire des relais de 500m, bon et bien là c’est mort. Impossible de le rattraper, entre les vélos qui bourrinent pour passer, les coureurs qui prennent tous les risques et bien je vais moins vite que lui. On se retrouve assez vite dans des situations connues, le « jemenfoutisme » typique des gens, rien à faire des autres, vraiment dommage.

Après avoir ramé par des dépassements en mode VTT et de la trajectoire dans les virages, je le rattrape enfin.

Et là on met tout en place, je foire un peu les relais vélos/course mais ça s’améliore petit à petit et le rythme est soutenu. On passe énormément de monde, il faut croire que beaucoup de monde est parti trop vite. Le gel passe tout seul, mais là c’est l’erreur ça me donne envie de vomir derrière.

Je sens toujours que ce n’est pas mon jour, tout est trop rapide pour moi mais ça tient. Le ventre commence à grincer un peu mais c’est très supportable.

Les kilomètres s‘enchainent ; on se perd au deuxième ravitaillement (25 bornes). @randorama74 part devant avec le vélo ravitailler et ne me voit pas passer, du coup je continue à courir et je me crame trop (je n’aime pas me faire doubler). Il me rejoint et prend le relais. La récupération prend quelques relais mais là ça ne va plus trop, heureusement on sait se motiver à deux !

La chaleur commence à se faire sentir et le ventre crampe toujours un peu. Les gels c’est mort, je ne fais que boire. Manger ça ne sert à rien, je sais que maintenant c’est le mental qui prend tout et que je vais souffrir.

Tous les relais se font en compagnie des mêmes personnes qui nous doublent et que l’on redouble, c’est sympa ; l’ambiance est au top. Les kilomètres passent et je les compte un par un, ça semble interminable.

Les derniers kilomètres sont un calvaire et en montée ! @randorama74 me laisse le vélo dans la dernière montée mais ça ne sert à rien, les coureurs montent plus vite que les vélos ; en plus je chope une crampe. Du coup il doit m’attendre en haut à 200m de l’arrivée…

On passe l’arrivée, enfin… je peux enfin souffrir librement !

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Après course

Pas de détails mais souffrance du ventre et aux cervicales, les jambes j’ai l’habitude donc ça va. Je n’ai réussi à manger que 5h après la course. Boire beaucoup m’a aussi été impossible.

Je remercie mon canapé qui m’a accueilli tout l’après-midi et toute la soirée.

La fatigue s’est quant à elle vite fait sentir et elle n’est pas prêt de s’en aller.

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Analyse

Courir avec un casque : On a joué le jeu mais je dirai que 90% des équipes n’ont pas respecté le règlement du casque obligatoire au moins en vélo. Normalement c’était disqualification mais bref… ça donne un certain avantage. La prochaine fois je m’entrainerai à courir avec le casque.

Les gels: Je crains que mes maux de ventre soient en partie causés par ces gels. Je vais tenter d’autres choses et on verra. En tout cas c‘est fini, plus jamais !!!

L’hydratation: Je vais apprendre à boire correctement car là perdre 3kg en une course c’est un peu n’importe quoi.

La FCM : Bon ben là ça a complètement foiré, à étudier car l’allure ne correspondait pas du tout à la FCM normalement correspondante. A étudier de plus près.

L’affutage : Je manquais un peu de puissance, ça va devoir se corriger et très rapidement. La prochaine course approche.

Les courbatures : Aucune même plusieurs jours après, l’entrainement est correct sur au moins un point.

Le genou : Pas de douleur, les semelles ont fait leur travail.

See you soon…