La course à pied, un art de vivre, mensonge ou vérité ?

Publié le 05.02.2019

Soyons clair tout de suite je n’ai pas un avis tranché sur la question. Je donne juste mon avis sur une question qui se pose et dont on trouve bien des mensonges sur internet. C’est d’ailleurs un peu comme tout, on ne montre que les bons côtés quittent à éluder les mauvais (sciemment ou non).

A l’entrainement

Entrainement, entrainement et entrainement... NON ! J’ai moi-même fait l’erreur, on ne vient pas un cador de la course à pied en 2 semaines. Il ne faut pas se comparer à des gens qui hypothétiquement sont devenus champion de leur catégorie en courant deux fois par semaine ou à des « je cours 5 fois par semaine » alors que ce n’est pas vrai.

L’entrainement est un tout, pas seulement courir, il englobe la façon de vivre. Comment vous manger, comment vous courrez, comment vous manger. C’est aussi savoir écouter son corps.

Pour cela deux clés : progressivité et repos.

La progressivité doit être considérée par rapport à son niveau du moment. On ne court pas sans préparer son corps et surtout on n’augmente pas sa charge de course sans que son corps soit déjà habitué à un minimum.

Le repos doit être considéré au même niveau que l’entrainement. Sans repos pas de progression. A quoi cela sert de courir si vous êtes encore fatigué ? On pourra envisager la chose lorsqu’un niveau minimum sera atteint et là je parle en termes d’années.

Course

Ah l’ambiance des courses… Et bien soyons clairs en termes de chiffres, à un niveau normal avec objectif de performances c’est 3-4 par an voire 2 si ce sont des marathons. Effectivement le but d’une course n’est-il pas de se dépasser ? Personnellement j’arrive complètement rincé. Bien évidemment si vous envisagez les courses de manière plutôt cool vous pouvez en faire beaucoup plus.

Attention toujours à bien écouter son corps ; l’abandon n’est pas une fin en soi, une future blessure peut-être vous éviterez ! Ralentir c’est la même chose. Un conseil ne partez pas trop vite ; les autres coureurs, l’euphorie du départ et c’est la catastrophe ; le corps s’en rappeler au moment opportun. Peut-être tenter un négative split pour limiter tout ça ? A bien réfléchir et ne pas tenter sur un coup de tête.

Bref si je fais l’avocat du diable c’est surtout pour que vous preniez conscience qu’une course ce n’est qu’une sortie running de plus où il faut faire abstraction des autres ; Mais les doubler c’est cool quand même !

Blessures

Tout va bien, les runs s’enchainent les performances progressent, et là ! C’est le drame, la blessure pointe le bout de son nez. Deux types, soit la grosse blessure et là point de salut le running c’est terminé : médecin, traitement (toujours trop long à notre goût) et guérison. Pour le deuxième type, deux chemins possibles, petite douleurs, je force, je force et là bis repetita de la grosse blessure.
Vous l’aurez compris, c’est qu’il fallait faire c’était bel et bien écouter son corps et faire ce qu’il fallait, consulter, se reposer ou s’adapter.

Enfin au final personne n’est à blâmer, j’ai été blessé, j’ai des amis quoi se sont blessés, des connaissances aussi. Au final tout le monde y aura droit. Ce n’est pas une fatalité mais plutôt une prise de conscience à avoir dans 90% des cas. Et oui car cette blessure aurait pu être évité, pour cela il aurait fallu être honnête avec soi-même et apprendre à renoncer, à s’écouter…

Maux

Les blessures c’est bien mais dans certains cas il y a pire. Qui n’a jamais eu une envie de vomir en pleine course ? Qui n’a jamais eu un coup de fatigue pendant un run ? Je suis bien placé pour le savoir puisqu’au marathon de Lyon 2017 j’ai passé 17kms à lutter contre des maux d’estomac terribles qui m’ont forcé à ralentir. Pourtant je m’étais préparé tout aurait dû bien se passer. Il faut croire que non ; les pires maux arrivent quand on ne s’y attend pas.

Alors que faire pour éviter cela ? Le mieux serait de s’entrainer avec une routine toujours identique, sauf que ce n’est pas si simple ! Alors comment au moins limiter leur arrivée ? Peut-être écouter son corps et s’adapter en conséquence. Pour ma part je suis maintenant convaincu que ce mal de ventre qui est revenu lors de ma course de septembre 2018 est causé par une mauvaise alimentation et une mauvaise hydratation avant et pendant course.

Cela permet au moins de relativiser quant à la facilité des sorties courses à pied ! Finalement notre corps aura toujours le dernier mot. Le seul moyen qu’on a à notre disposition est des s’arrêter ou alors de ralentir. Quand ça ne veut, ça ne veut pas.

Conclusion

Qu’on le veuille ou non la course à pied change notre vie et notre façon de l’aborder. Chacun est libre d’intégrer cette pratique de la façon qu’il souhaite, simple passetemps ou passion dévorante.

Le tout est de continuer à se faire plaisir… Ce qui est déjà un art !